Lettre ouverte aux “outragés”…

         Lorsque l’enseignement est notre Voie, et plus particulièrement celui d’une discipline pratiquée dans un pays lointain, avec une toute autre culture, tout en essayant de toucher toujours plus au coeur de cette pratique afin d’en communiquer l’essence, l’esprit, pour que les passionnés puissent tendre vers des réalisations les plus authentiques possibles, on ne peut que susciter des “grincements de dents” auprès de certains qui s’y adonnent de manière plus superficielle…
De plus, en tant qu’enseignant(e), notre oeil va être immédiatement focalisé sur le point faible, sur ce qui demande correction. Et qu’elle que soit la manière dont nous l’exprimerons, les autres, qui se sentiront concernés, se sentiront également obligés de prendre cette critique personnellement…. alors que ceci n’a rien de personnel.

Alors oui, je fais des croquis ou des dessins pour démontrer certaines choses et enseigner ce qu’il convient de faire, en m’inspirant de clichés ou autres que je peux voir circuler sur Internet ou ailleurs, de ce que m’envoient mes élèves… sans chercher plus avant qui en est l’auteur. Je ne nomme personne. Et je fais même des compliments sur ce qui le mérite ! Si après, certains semblent y reconnaître leur travail et leurs impairs… je n’ai pas de contrôle sur leurs sensations. Ces personnes devraient plutôt en profiter pour s’améliorer, puisqu’elles prétendent faire de l’authentique jardin japonais. Ce serait tellement plus productif. Nous apprenons tous de nouvelles choses chaque jour, nous pouvons toujours faire mieux et ceci jusqu’à la fin de notre vie.

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Alors à ceux qui m’envoient des lettres ouvertes par tous les biais possibles – au cas où je la raterai (lettre dont je n’ai lu que les trois premières lignes parce que cela ne donne vraiment pas envie d’aller plus loin…), il serait temps qu’elles prennent conscience qu’elles obtiennent en fait l’inverse de l’effet escompté. En me nommant, ainsi que la page précise de mon livre, ces personnes insistent plutôt sur leurs erreurs, et font en même temps de la publicité pour mon ouvrage, donnant évidemment envie à d’autres d’aller voir… Je ne pense pas que ce soit le but recherché, non ? Alors qu’en temps normal, personne n’aurait rien vu !

Ah… quand l’ego gouverne ! Dommage….

Alors, je l’ai déjà écrit, mais je vais le répéter ici encore une fois. Le «T’as tort, j’ai raison», ce n’est pas mon truc. Que d’énergie perdue ! J’écris uniquement pour ceux qui partagent mon ressenti et ma vision des jardins japonais, qui trouvent du plaisir et de l’intérêt à me lire, qui ont envie d’en apprendre toujours plus sur le sujet. Pas pour les autres. Sincèrement, je ne m’occupe pas de ce que font les autres professionnels (sauf quand cela me permet d’étayer mon enseignement auprès de mes élèves et lecteurs), pas par manque d’intérêt, mais parce que j’ai trop à faire déjà avec moi et tout ce que je désire accomplir. Beaucoup trop occupée à tracer ma route et à exprimer mes dons et talents spécifiques !

3 commentaires

  1. Je viens de vous lire, merci de répondre à ces personnes qui se croient parfaites et croient exceller dans l’art du jardin japonais.
    Si ces personnes sont si douées, il faut qu’elles se mettent à l’écriture de leur propre livre !!!!!!!
    Pour nous, vrai passionnés qui aimons lire les livres comme le vôtre, ce sera l’occasion de critiquer le leur; encore faut-il avoir le courage de prendre une plume et de se dire “moi aussi je peux le faire”.
    Merci Frédérique pour ce magnifique ouvrage. Tous les jours, je prend plaisir à l’ouvrir.
    Même si parfois, ce n’est que pour quelques minutes.

    Pascal, un passionné de l’art du jardin japonais et bonsaï

  2. Très beau texte et très belle réaction envers les gens qui vous critique.
    Soyez et restez vous-même.
    Effectivement, si nous faisons des erreurs, nous avons toujours le temps de les découvrir et d’y remédier.

  3. Au Japon, me semble-t-il, on dit qu’on apprend plus de ses erreurs que de ses réussites.
    Les personnes qui tentent désespérément de décrédibiliser ton travail extraordinaire devrait en prendre note. Ces veines tentatives ne semblent être que l’expression de jalousies… destructrices pour eux même au final.
    À titre personnel, dans ce que tu partages, ou tente de le faire malgré nos esprits occidentaux bornés, je n’ai jamais vu de dissonance par rapport à ce qu’on VOIT AU JAPON.
    Et je crois que c’est LÀ ce qui agace tant, parce que TU ES DANS LE JUSTE.
    Ton dernier ouvrage est une splendeur, un régal qui donne tellement envie de repartir “là bas”… comme les deux autres opus.
    Pour terminer mon laïus, comme je le dis souvent et pour reprendre ma SAGE grand-mère (elle, elle le disait avec son patois ch’ti du 62) “les ânes, faut les laisser pisser” ;-))
    Belle journée à Toi SENSEI San.

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