Le torii … symbole sexuel féminin

        Vous savez déjà certainement que les sanctuaires shintō sont des lieux consacrés à une ou plusieurs divinités, les kami. En japonais, on les appelle jinja ou jingū, ou . On les distingue facilement des temples bouddhiques, car on y trouve souvent beaucoup d’objets peints en rouge vermillon et l’entrée est ornée d’un torii, une sorte de portique qui vous indique qu’une fois franchi, vous entrez sur une terre sacrée.

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Et ce n’est pas la première fois que je vous explique qu’un torii n’a rien à faire dans un jardin japonais. Je vous laisse consulter un de mes anciens articles à ce sujet…

Mais ce que j’ai appris il y a peu (eh oui, on apprend tous des choses tous les jours), c’est que symboliquement, ce torii représente la moitié inférieure du corps d’une femme, debout sur ses deux jambes, et dont la partie supérieure représente ses organes sexuels … ! Ouh, là, là… je vois d’ici la tête de certains bon-gros « sexistes » que l’on peut rencontrer dans le milieu du « paysage ». Mais l’occasion peut-être d’en finir une bonne fois pour toutes avec les torii dans les soi-disant « jardins japonais » occidentaux !!!

Une fois le torii franchi, le chemin qui mène au sanctuaire s’appelle sandō, homonyme d’un même mot qui signifie littéralement « le chemin de l’accouchement ». L’idéogramme 宮 qui se lit et que l’on retrouve dans le mot jingū 神宮 est le même kanji utilisé dans le mot shikyū 子宮 qui signifie « utérus ».

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Ainsi lorsque vous allez dans un sanctuaire, vous entrez dans un endroit pur et sacré, là où se conçoit la vie, et une fois purifié, lorsque vous en ressortez, c’est comme une naissance et le début d’une nouvelle vie. Une renaissance en quelque sorte…

Un grand merci au CCFJT de Toulouse pour toutes ces intéressantes précisions.


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