Afin de ne pas sombrer dans une adoration et une idéalisation qui ne sont jamais bénéfiques, voici une photo clin d’oeil, afin de vous montrer qu’au Japon, aussi, la laideur et le mauvais goût en matière de composition paysagère peut exister…!
Amoureux des niwaki et des jardins japonais… mais pas seulement… Pour tout le monde !
Très BONNE ANNEE 2012. Je vous souhaite de très bons moments à venir et à partager avec tous ceux que vous aimez …!
La verticillose est une maladie causée par un champignon, le verticillium. Elle prend naissance dans les racines de l’arbre et gagne le tronc, les branches et les rameaux par la circulation de la sève, en obstruant les canaux conducteurs. Il en résulte des taches noires sur certaines zones de l’écorce conduisant à des nécroses, des rameaux et des feuilles qui noircissent et sèchent brutalement. Lorsqu’on procède à une coupe des rameaux atteints, on peut constater des marques noires dans le bois. Quand aux jeunes et fins rameaux, ils deviennent complètement noirs et totalement secs.
L’acer palmatum semble être très sensible à cette maladie, qu’il soit cultivé en pleine terre ou en pot. Il n’existe pas de traitement à ce jour permettant d’éradiquer totalement la maladie. En effet, le verticillium obstruant les canaux de sève, il rend les produits systémiques totalement inefficaces. L’arbre n’est pas forcément condamné, car s’il est vigoureux, la sève trouvera d’autres chemins, mais la maladie restera présente et latente, et de nouvelles nécroses pourront apparaître ailleurs.
Elle fera mourir certaines branches, puis disparaîtra quelques temps, voire quelques années, pour réapparaître de nouveau à la faveur d’aléas climatiques propices à son développement, la chaleur.
Il ne sera donc pas possible de se débarrasser totalement de ce champignon, mais il est possible de le contenir par exemple, en traitant en préventif avec de l’aliette. Ensuite, il convient d’ôter tout rameau atteint et feuilles séchées, en prenant soin de désinfecter les outils après utilisation, et de brûler tous les débris végétaux.
Découvrez la vidéo de la 1ère édition du JAPAN NIWAKI TOUR, voyage d’études sur le thème des niwaki et des jardins japonais.
Un aperçu de toutes les belles choses à découvrir, à goûter, à rencontrer…!
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié. Au plaisir de vous compter un jour parmi nous…
Eh bien, c’est une surprise. Et comme ceci doit le rester, je ne vous dirai donc rien de plus !
Allez, juste un petit indice. C’est en rapport avec les arts traditionnels japonais…
Voilà, ce Japan Niwaki Tour 1ère édition se termine. Ce fut une expérience très enrichissante. Demain, direction l’aéroport et retour sur la France.
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié. Au plaisir de vous compter un jour parmi nous…
Déjà notre avant-dernier jour… Que le temps file vite ! Aujourd’hui, nous visitons les jardins des bâtiments impériaux, sans oublier ceux du château du shogun. Très touristiques certes, mais colossaux…!
Et nous aurons enfin pu admirer nos momiji si convoités…!
Pour terminer cette journée, nous nous rendons dans un lieu nettement moins touristique, tel un jardin secret, une machiya traditionnelle, dotée de magnifiques tsuboniwa comme on les aime…!
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
Allez, je vous donne rendez-vous demain pour un jour tout particulier !
Aujourd’hui, le beau temps est toujours présent et nous nous rendons tout d’abord chez un éleveur de carpes nishikigoï pour en apprendre un peu plus sur ces singuliers poissons, dont un specimen à lui seul peut atteindre des millions de yens. A ce prix, ce ne sont évidemment pas celles que nous croisons dans les jardins (beaucoup trop dangereux avec tous les hérons des environs), mais plutôt leurs grandes « soeurs »…!
Nous poursuivons par la visite d’un jardin, une petite perle cristalline dans un écrin d’érables. Voici d’ailleurs ci-dessous les participants du Japan Niwaki Tour en pleine séance de contemplation…
Après la pause du déjeuner, nous partons pour les collines de Kyoto, afin de visiter un atelier artisanal de confection de palissades en bambou. Une cache aux trésors pour tout bon bricoleur qui se respecte, des matières premières de très belle qualité et une adresse qui laisse rêveur(se)…!
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
Le beau temps se maintient et c’est avec plaisir que nous prenons la direction du Sud de Kyoto pour aller découvrir la confection artisanale des tatamis, entrant dans la réalisation de la petite maison de thé, incontournable pour tout chaniwa qui se respecte…!
Nous continuons notre périple par la visite d’un très agréable jardin, aux magnifiques carpes nishikigoï, situé dans un sanctuaire Shinto.
Puis, une halte conviviale et raffinée dans un restaurant de fine cuisine japonaise. Un régal pour les papilles, mais également pour les yeux…!
Cette halte se prolongeant un peu, nous finissons cette journée par la découverte des artisans du textile. Soieries aux couleurs chatoyantes, motifs recherchés, techniques ancestrales… Un ravissement !
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
Une belle journée, fraîche mais ensoleillée, s’annonce… Direction le Nord de Kyoto pour visiter trois piliers des karesansui kyotoïtes. Quelle puissance, quel équilibre, quelle pureté…!
Pour une fois, un déjeuner sur le pouce dans le train, afin d’être à l’heure au rendez-vous (succulent…!). Direction la périphérie de Kyoto et la visite d’une grande pépinière, dans le but de découvrir tous les éléments qui entrent dans la composition du jardin japonais et, notamment, une collection de niwaki impressionnants.
En grande gourmande que je suis, je ne peux m’empêcher de goûter les fruits de l’arbre à fraises. Hum, bien mûr, c’est très agréable…!
Ah ! On peut dire qu’ils nous ont vite pris l’habitude japonaise, pour les photos…
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
Un peu de fraîcheur nous accompagne ce matin… Nous partons de très bonne heure pour le Sud-Ouest de Kyoto, découvrir une des magnifiques villas des jardins impériaux. Il n’y a pas de mots pour décrire autant de beauté…
Nous nous accordons une pause dans une petite auberge typique, pour continuer ensuite notre ballade dans le superbe, que dis-je, sublime jardin des mousses du temple Kokedera. Enfin, des momiji aux couleurs d’Automne. Encore une fois, je ne m’en lasse pas…! Chaque année, c’est le même enchantement !
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
A nouveau un temps magnifique aujourd’hui, soleil et douceur au rendez-vous. Direction l’est de Kyoto, avec le célèbre jardin de Nanzen-ji, dont je choisis de vous montrer un des jardins, moins connu que le karesansui, mais tout en beauté…
On continue avec mon jardin préféré, une perle dans son écrin, un havre de nature et de paix en plein Kyoto…
Après un succulent déjeuner, nous prenons la direction d’un autre jardin célèbre, d’une beauté et d’une perfection à couper le souffle, le jardin de Ginkaku-ji, tout en faisant un arrêt symbolique devant la porte du jardin qui représente le JAPAN NIWAKI TOUR.
La journée se termine, et bien fatigués mais comblés, nous prenons le chemin du retour en flanant dans les ruelles. A bientôt !
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
Aujourd’hui, une belle journée ensoleillée avec temps libre et shopping pour ceux qui le désirent…
Nous nous retrouvons en fin d’après-midi, pour une visite de jardin de nuit célébrant les momiji, totalement en retard et restant désespérément bien verts ….!. Histoire de nous rappeler une fois de plus, que dans cette vie, nous ne contrôlons rien.
Une autre atmosphère par rapport à une visite en journée. Incontournable !
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
Aujourd’hui, grosse pluie ! Mais en passionnés de jardins japonais que nous sommes, rien ne nous arrête…!
C’est donc armés de nos parapluies que nous partons pour le nord-est de Kyoto, pour tout d’abord une petite perle de wabi-sabi, puis pour une rencontre avec un paysagiste professionnel.
Après un agréable déjeuner dans un petit restaurant typique, nous continuons la journée dans le quartier de Gion, le magnifique jardin de Kodai-ji, aux nombreuses et gracieuses maisons de thé. Puis nous la terminons dans ce pittoresque quartier et ses petites ruelles pleines de charme, avec un passage obligé au salon de thé (dont la beauté du minuscule jardin donne le tournis…!) pour déguster une glace au matcha acccompagnée de purée de haricots rouges. Ce mélange est définitivement divin…!
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
Aujourd’hui, départ de bonne heure pour le quartier Arashiyama et les bords de la rivière Hozu. On commence par un jardin qui nous offre la possibilité d’observer les niwashi au travail, perchés dans d’énormes niwaki de pin. Quelle dextérité..!
Nous poursuivons par la découverte de la fine cuisine japonaise d’Automne, dans un petit restaurant niché dans la forêt, en bordure de la rivière.
Puis, la journée continue dans le magnifique jardin du temple Tenryu-ji, pour se terminer dans un magnifique petit jardin de mousse et d’érables aux rochers impressionnants…
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
Je vous donne rendez-vous demain pour la suite du périple, si vous le voulez bien…
Un temps ensoleillé, mais nettement plus frais aujourd’hui. Ceci dit, c’est une très bonne nouvelle, très favorable au flamboiement tant attendu de nos momiji.
Après une bonne nuit de sommeil, on passe aux « choses sérieuses ». Direction, le Nord-Ouest de Kyoto avec la quintessence en matière de niwaki de pins et le summum du karesansui…
…sans parler d’une multitude de petits tsuboniwa, avec ou sans tsukubai, tous plus beaux les uns que les autres.
Que du bonheur…!
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
8 Novembre 2011. Nous y voilà, enfin… ! Après de nombreuses péripéties tout au long de cette année, le JAPAN NIWAKI TOUR 2011 – 1ère édition peut enfin démarrer !
Un temps extrêmement doux. Dame nature n’est pas pressée cette année, pour entrer dans sa période automnale. Le magnifique ballet de couleurs des momiji sera t-il finalement au rendez vous ?
Malgré les affres du décalage horaire (Ciel ! Mon lit…), nous allons admirer les magnifiques niwaki du Parc Impérial de Kyoto … Que de beauté, que de solennité… Ces grands arbres ressemblent à de fiers gardiens que rien ne peut atteindre.
Pour connaître toutes les modalités de ce voyage d’études JAPAN NIWAKI TOUR, rendez-vous sur le site qui lui est dédié.
De nombreuses personnes me contactent ou des élèves me disent : « Je ne comprends pas, j’ai installé un magnifique niwaki de houx crénelé (ilex crenata) dans mon jardin, il avait un feuillage bien vert et luisant, je prends soin de lui et il commence malgré tout à dépérir. J’ai un nuage qui a totalement séché ou l’arbre jaunit dans son ensemble, ne se développe plus… »
Ne perdez pas de vue que tous les végétaux originaires du Japon évoluent dans un terrain acide, type terre de bruyère. L’ilex crenata est effectivement à l’aise dans un sol neutre à acide, mais un terrain calcaire ne lui convient pas du tout. Sans parler de l’eau d’arrosage… Son habitat naturel est un sol acide et bien drainé. Si vous voulez le garder longtemps, faites-y attention et sachez que si vous vous obstinez, vous le perdrez… Même si vous mettez un paillis d’écorces ou d’aiguilles de pin, ou des brisures d’ardoise à son pied !
Voici ci-dessous, la couleur et l’allure des magnifiques niwaki d’ilex crenata dans les pépinières japonaises …!
Il arrive assez fréquemment de voir apparaître des tâches d’un vert pâle, puis jaunes et brunes sur les magnifiques feuilles d’un beau vert luisant de nos camélias. Que se passe-t-il ? Sommes-nous confrontés à une maladie, à une carence, à un excès ou autre ? En fait, ceci peut être causé par différents facteurs…
– un excès d’engrais minéral
Dans ce cas, les tâches seront de plus petite taille et vraiment localisées sur le pourtour des feuilles. En fait, nos camélias ont les racines fragiles. Il est donc nécessaire de prendre garde aux excès d’engrais minéral qui risquent d’occasionner des brûlures aux racines. Ces dernières auront ensuite des difficultés à alimenter correctement la plante en eau et en divers éléments. Il est donc préférable de choisir une fertilisation à base de compost ou autres matières organiques.
– un excès de calcaire
Nos camélias sont calcifuges, ils ne peuvent pas se développer correctement en terrain calcaire. Le pH de votre sol doit être obligatoirement inférieur à 6,5. Les tâches sont dans ce cas plutôt localisées sur le pourtour des feuilles et sur les jeunes feuilles de l’année. Les feuilles plus anciennes sont généralement épargnées.
Cependant, vous pouvez avoir prévu une installation en terre de bruyère et être tout de même confronté à ce problème. C’est que notre camélia n’apprécie pas non plus les eaux d’arrosage trop chargées en calcaire. Il vous faudra donc prévoir de lui récupérer l’eau de pluie.
Ces excès de calcium créent une carence en fer qui ne peut être assimilé correctement par la plante. On assiste alors à une chlorose.
– un coup de soleil
Nos camélias sont en fait assez sensibles au soleil, lorsqu’il est trop direct et trop ardent. Dans ce cas, les tâches brûnes auréolées de jaune seront plutôt concentrées au centre des feuilles. Il sera donc préférable de placer notre camélia mi ombre, mi soleil ou s’il est déjà en place, de lui prévoir des compagnons à proximité, qui eux ne craignent pas une exposition directe et qui lui offriront de l’ombre.
Un spot sur l’un de nos sécateurs japonais, pour le travail de vos niwaki, la taille japonaise, ou toute autre intervention dans votre jardin, japonais ou non, dans le magazine hebdomadaire RUSTICA de la fin Août 2011.
Un grand merci à David FOUILLE.
Le jardinage a l’énorme intérêt de faire fonctionner toutes les parties du corps, permettant donc de garder la santé et d’entretenir sa forme. Comme toute activité physique, le jardinage fait travailler la musculature et les articulations, brûle les mauvaises graisses, participe à l’élimination des toxines par la transpiration.
Le fait qu’il se pratique la plupart du temps à l’extérieur dans la nature a également un impact considérable sur l’état d’esprit de notre jardinier, lui apportant détente et apaisement intérieur. De nombreuses études ont fait ressortir qu’un jardinier a bien meilleure mine qu’une personne confinée à l’intérieur, est moins sujet aux maladies cardio-vasculaires, à l’arthrose et à l’hypertension, que les risques de cancer sont pour lui réduits. En quelques mots, l’activité de jardinage permet de vivre plus longtemps et en meilleure santé.
L’exercice de cette activité peut commencer très jeune et se pratiquer toute la vie. Il s’agit seulement de veiller à respecter certains points. Celui qui nous intéresse tout particulièrement concerne le sujet de la posture, qui regroupent les fameux troubles musculo-squelettiques. Ils affectent une grande partie de la population, professionnels ou amateurs et sont la conséquence de conditions de travail inappropriées, gestes répétitifs, excès d’effort, mauvaises positions souvent prolongées, vibrations…
Garder le dos bien droit, plier les genoux, s’échauffer et s’affairer avant un effort intense, choisir l’outil adéquat, veiller à sa qualité et à une utilisation appropriée sont quelques conseils fondamentaux permettant de les prévenir.
Voici ici le témoignage d’une élève de notre Ecole de taille japonaise « NIWAKI Inspiration ZEN », qui avait choisi de bien s’équiper avant de démarrer son stage, afin de mettre toutes les chances de son côté pour pouvoir apprécier au maximum… :
« J’appréhendais un peu ce stage de formation au niveau physique, car ayant de petites mains et surtout de petites articulations, j’ai souvent des douleurs lorsque je taille en continu dans mon jardin, même pour une demi-journée. Je me voyais mal utiliser le sécateur trois jours de suite. Frédérique DUMAS m’a rassurée et conseillée les outils japonais. J’ai donc acheté le sécateur et le sécateur ciseaux et j’avoue avoir été blufflée. Ces outils sont vraiment très légers, ils sont d’une grande maniabilité et ne sont en rien comparables aux outils que j’avais. Ils m’ont permis d’effectuer ce stage non seulement sans difficulté, mais avec en plus un grand plaisir. » – Geneviève CUBILIER
Je recueille ici avec grand plaisir le témoignage d’un producteur indépendant, vigneron récoltant, qui plus est en biodynamie, donc dans une optique respectueuse pour la nature – ce qui nous tient très à cœur au sein de NIWAKI & NIWASHI, et situé dans le Sud-Ouest de la France.
« Il y a peu, nous vous avons acheté 2 sécateurs et une scie d’élagage et nous souhaiterions acheter plusieurs petits modèles de sécateur supplémentaires. Nous sommes ravis de la qualité de ces sécateurs, d’une conception idéale pour nos travaux de taille … » – Ludovic BONNELLE
Voici donc l’excellence en matière d’outillage de taille au service d’une reine … la vigne !
Eh oui ! Au Domaine du Pech tout le monde est équipé en sécateur japonais fabriqué à la main et complété par les housses de cuir correspondantes, très pratiques et portées à la ceinture pour avoir son outil toujours à portée de main.
Avant que la psychiatrie et ce « cher » Freud n’apparaissent en Europe, en présence de troubles psychiques et autres maladies liées au système nerveux, l’activité de jardinage à visée thérapeutique était prescrite dès 1800 dans de nombreux hôpitaux Outre-Atlantique.
Dans les années 1900, les docteurs Karl et Will Menniger utilisaient le terme de « thérapie horticole » dans leur clinique du Kansas. Dès les années 30, de nombreuses études vinrent étayer le sujet et c’est en 1945 que le terme « hortithérapie » vit le jour. A partir de 1970, de nombreux programmes furent menés auprès des handicapés mentaux, sensoriels et moteurs, des personnes âgées, prisonniers et toxicomanes, et l’hortithérapie devint médicalement reconnue dans le traitement de la toxicomanie, des handicapés, des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer et des schizophrènes. De nos jours, l’hortithérapie est au programme de nombreux centres de ré-éducation aux Etats-Unis, au Québec, au Canada et en Grande-Bretagne.
Comme nous le souligne Jocelyne ESCUDERO, hortithérapeute : « Au travers d’une pratique de jardinage, toutes les personnes, enfants, adolescents, adultes, personnes âgées, dans un cadre serein et protégé, accompagnées d’un(e) hortithérapeute, peuvent se relier aux forces vitales de la création sans cesse renouvelée de la nature et ainsi éveiller la pulsion de vie ».
Dans un espace extérieur adapté et aménagé, ces personnes peuvent pratiquer tous types de culture, toute activité de taille ou paysagère qui aide à la mobilisation de nombreuses ressources tant sur le plan physique que psychique.
L’hortithérapie aide, entre autres, à la compréhension des concepts d’abstraction (changement, temps, mort, notions de cycle…), au maintien d’une activité de responsabilisation aux travers des soins apportés aux végétaux, à une augmentation de l’estime de soi, à l’atteinte du plaisir et de la détente, de la relaxation en réduisant le stress et l’anxiété grâce à la mobilisation des sens (odeurs, couleurs, saveurs…), au maintien et à l’augmentation de la mémoire, de la dextérité et de la coordination motrice, de la sociabilisation et d’une meilleure intégration au travers d’un travail en groupe, au maintien de l’autonomie physique….
Le jardin est comme un lieu magique grâce à l’intelligence de la nature pourtant si complexe, qui s’y déploie en toute simplicité, suscitant en chacun des réponses physiques, émotionnelles et spirituelles, participant ainsi au processus de guérison. Les couleurs harmonieuses du vert libèrent les charges émotionnelles liées aux évènements passés et ralentissent les rythmes du corps apportant détente et relaxation. Le jardin offre de plus l’opportunité non négligeable d’expérimenter la construction du « réel », en plantant, arrosant, nourrissant, taillant, soignant, protégeant… Une formidable opportunité de prendre confiance en soi, de se sentir utile et même nécessaire, le sommet de la pyramide de la réalisation de Soi.
ETRE et se SENTIR VIVANT au milieu de la nature en connectant le plaisir de l’amusement, l’axe principal de l’hortithérapie.
Je souhaite exprimer ici toute ma compassion et mon désir de soutien au peuple japonais, frappé ces derniers jours par l’énorme catastrophe du tsunami.
Au sein de NIWAKI et Co, nous sommes partis immédiatement en quête de nouvelles concernant la santé de nos amis japonais, et nous sommes heureux de vous présenter les témoignages, entre autres de notre guide/interprète au sein du JAPAN NIWAKI TOUR :
« Ce séisme soudain qui a dévasté le quart du territoire japonais, est d’une puissance 1,78 fois plus grande que le cas de Kobé en 1995.
La force de la nature est impressionnante, et on va connaître bientôt de plus sensibles résultats de la catastrophe, au niveau humain. De nombreuses personnes restent ce soir chez eux, dans le froid, dans les zones où le gaz et l’électricité sont coupés. Heureux encore ceux qui peuvent marcher à travers la nuit jusqu’à leur maison et famille fragilisée.
Je vous remercie de tout coeur de vos gentils mots, de vos inquiétudes sincères. Votre chaleureuse pensée pour ce bout de terre, permettra à ses habitants de vivre et surmonter avec courage toutes les conséquences ultérieures du désastre.
Mille merci. Yukiko »
et de notre fournisseur d’outils pour NIWAKI et NIWASHI, localisé à environ 60kms du point d’impact et dont nous étions sans nouvelles depuis le séisme.
« Je vous remercie de votre inquiétude. Nous avons vécu le laminage du grand tremblement de terre, mais heureusement, nous n’avons pas eu de dommages, ni pour notre santé, ni pour notre entreprise. L’électricité a été coupée pendant environ 2 jours. La ville de la côte du Pacifique est par contre totalement détruite par le tsunami. Un grand merci. Yasuhito. »
Nous leur souhaitons beaucoup de courage et sommes de tout cœur avec eux.
En tant qu’enseignante en art du jardin japonais, je vous propose de venir expérimenter en ma compagnie un moment de grâce, hors du commun, une fois l’an, au travers d’un voyage d’études sur le thème des jardins japonais et des niwaki. Je vous invite à venir me rejoindre pour un voyage intimiste au coeur du Japon traditionnel du 8 au 20 Novembre 2011.
Ceci est l’occasion pour vous de vivre les îles nippones de manière unique, au travers de votre passion. La plupart des touristes n’auront jamais cette opportunité ! Vous allez découvrir ses arts et sa culture, rencontrer son peuple étonnant, contacter son incomparable beauté hors du temps, toute empreinte de spiritualité et de sagesse…
Vous allez pouvoir visiter d’incomparables jardins, admirer des merveilles végétales émergeant des cours privées en arpentant les ruelles, pratiquer une activité manuelle relevant des arts traditionnels japonais, rencontrer des professionnels du jardin japonais, essayer – si le coeur vous en dit – la méditation Zen et bien évidemment goûter à la cuisine authentique…
Permettez-vous de réaliser enfin votre rêve, en ayant la chance d’être en compagnie d’autres personnes partageant la même passion que vous… !
A la lumière des récents évènements, je souhaite attirer votre attention aujourd’hui, sur le fait que le programme de formations, dispensé en France au sein de l’Ecole NIWAKI Inspiration ZEN et bientôt sur d’autres continents, est une création exclusive de Frédérique DUMAS au niveau international, nourrie de plus de 25 années d’études et de pratique du paysage, de la taille des arbres et de l’enseignement, finalisée ces quatre dernières années au Japon. Ce programme de formations n’existe nulle part ailleurs, il n’existe pas non plus dans les îles nippones. Seuls existent les techniques et les styles.
Toute tentative de vous les proposer par une autre personne, même auréolée d’une quelconque notoriété, ne peut être qu’un acte de pure copie, qui ne peut donc être que de piètre qualité et soumise aux lois de la Propriété Intellectuelle.
Les métiers d’enseignant ou de thérapeute ne s’improvisent pas. Il est nécessaire d’avoir la fibre et demandent certaines qualités ainsi qu’une formation et expérience de base qui ne s’inventent pas. Quand une personne décide de donner des cours uniquement parce qu’elle est dans la compétition et ne veut pas « être en reste » par rapport au voisin, elle se leurre et perd de vue sa mission. Comment le service offert pourrait-il être de qualité ?!
Si les outils de coupe japonais sont si qualitatifs, c’est en partie parce qu’ entretenir un jardin japonais exige précision et finesse. Les outils ont donc été perfectionnés dans ce sens, pour être le plus efficace possible. Tranchant, robustesse, dimensions… Aucun détail n’est laissé au hasard.
Il est bon nombre d’autres domaines bien connus où les japonais excellent, dans lesquels les outils sont réputés à travers le monde comme étant les plus performants. Le travail du bois et la cuisine font partie de ces domaines, où l’outil tient une place quasi-religieuse dans les mains de son utilisateur.
Un petit rappel pour commencer. Le terme niwaki ne sert pas seulement à nommer les arbres dotés de masses de végétation dense appelés poétiquement « nuages » par les occidentaux et qui se répartissent de part et d’autre tout le long du tronc d’un arbre. Mais ce terme niwaki désigne tous les arbres d’un jardin à partir du moment où l’homme intervient pour les guider, par la taille.
Quant à la taille japonaise, elle sert à révéler dans un endroit restreint tel que le jardin, la beauté du travail inlassable des différents éléments dans la nature. Ou restituer esthétiquement au plus près de la réalité les caractéristiques de l’essence d’un arbre et ce qui a été cassé, vrillé, alourdi, densifié, réitéré…
Et si la formation justement de « nuages » pour caractériser les formes d’un houppier hétérogène s’applique totalement aux résineux, la situation en est toute autre quand il s’agit de la majeure partie des essences à feuilles caduques. Il y en a une en tous les cas où elle ne s’applique surtout pas, c’est celle des « acer », les érables.
Leur principale caractéristique, c’est la légèreté. Une seule épaisseur de feuilles sur des branches s’étendant à toucher l’infini… Y créer des nuages et une densification de la végétation est tout simplement une aberration. Encore une fois, il s’agit peut-être de sculpture végétale, mais certainement pas de taille japonaise.
Un érable avec des « nuages », c’est quelque chose qu’au Japon, vous ne verrez jamais !
Pour qu’un objet ait une âme, il est primordial qu’il ait germé dans l’imagination d’une personne, mais pas seulement. Il est également nécessaire qu’il ait pris naissance entre ses mains… Le travail émouvant de ces dernières en toutes matières.
Un travail mécanique, stéréotypé, industriel ne donne que des objets sans vie. Seuls les objets artisanaux, faits à la main sont des oeuvres d’art, des objets précieux. Ce n’est que lorsqu’il y a une idée merveilleuse, un artisanat de grande qualité que l’on atteint le sommet de la créativité humaine. Une définition du luxe. Enrichir sa vie par de la beauté, de la rareté, de l’unique…
Nos outils de jardin sont fabriqués à la main par les shokunin – les artisans japonais – et nourris d’une expérience millénaire dans la création de jardin et le travail de l’acier, leur permettant de représenter le summum de la qualité, de la finesse et de la précision en matière d’outillage. Chaque pièce est UNIQUE.
Imaginez les sensations de plaisir et de sécurité, de luxe et de raffinement, associées à une haute technicité leur conférant une légèreté et un confort d’utilisation inégalables… Ces magnifiques oeuvres d’art sont empreintes de toute l’authenticité du Japon.
* En photo, un sécateur spécialisé dans la taille des arbres fruitiers (cerisiers, abricotiers, pruniers et pommiers)
Le désir de la remercier chaleureusement pour un magnifique article à notre sujet, traitant de notre école de taille japonaise et de création de jardins japonais, de mes livres et de notre e-boutique d’outils japonais de jardinage.
LE JARDINAGE AU SERVICE DE LA MALADIE, DU STRESS, DES TROUBLES COMPORTEMENTAUX…
Il y a peu, un article du magazine de la SNHF décrivait le mot d’origine anglaise « hortitherapy », qui sert à désigner depuis une trentaine d’années, une pratique qui apparaît de plus en plus capable au fil du temps d’améliorer la vie des malades et de leurs proches, de les accompagner au mieux en utilisant un environnement apaisant tel que le jardin, voire un support manuel, artistique et créatif tel qu’une activité de jardinage.
A y regarder de plus près, cette pratique avait une application courante par le passé dans nos hôpitaux et asiles. Ces établissements étaient toujours dôtés de magnifiques jardins dont l’entretien revenait la plupart du temps aux patients, notamment dans les asiles.
Le but n’est pas de louer outre mesure ce passé pour le considérer comme une époque bénie – car il est incontestable que malgré des contraintes de rentabilité toujours plus draconiennes, des progrès considérables ont été faits au niveau de l’accueil et de la relation aux malades – mais plutôt et simplement de remarquer qu’en terme d’espaces verts, nous avons considérablement régressé… !
L’architecture de l’hôpital a beaucoup évolué, il a d’abord fallut faire de la place pour les voitures, construire des bâtiments pour accueillir des technologies de plus en plus sophistiquées et pointues, ré-aménager pour réduire au maximum les risques d’infection… Ainsi, le béton a tout envahi et remplacé peu à peu les arbres, les parterres de fleurs et les potagers.
Depuis une vingtaine d’années, les Américains et les Japonais ont mené de nombreuses études qui ont mis en évidence l’impact positif que pouvait avoir le végétal sur le stress et l’anxiété des patients, tout comme la couleur verte, le chant d’un oiseau ou le murmure d’un ruisseau… Le bénéfice est devenu rapidement évident puisque tous ces éléments permettaient de réduire la durée d’hospitalisation.
Tellement évident qu’au Canada aujourd’hui, la construction d’un hôpital comprend obligatoirement la réalisation d’un jardin dans son cahier des charges !
Niwashi signifie en japonais « homme de jardin ». Ce blog va donc s’adresser à tous les amoureux du jardin et des beaux outils, mais pas seulement aux amateurs du jardin japonais et de la taille japonaise ou niwaki. A tous les amoureux du jardin…
De plus, l’excellence en matière d’outils de jardin ne doit pas être uniquement réservée à un petit nombre…
Le blog de Niwaki et Niwashi va traiter de sujets variés et divers, sur l’art du niwaki et du jardin japonais bien évidemment, mais également sur tout ce qui peut avoir attrait au jardin en général…
Je vous y accueille avec un immense plaisir ! Ce blog n’existera pas de manière classique, mais je vous y rédigerai divers articles selon l’actualité du moment et de manière irrégulière. Il se peut également que je vous y consigne certaines remarques de manière très personnelle, ou vous informe simplement d’une manifestation intéressante à venir. Les commentaires sont ouverts, alors n’hésitez pas à venir partager, mais, si vous le préférez, vous pouvez bien évidemment m’écrire. Je répondrai à chacun de vos messages, comme je l’ai toujours fait, même si c’est parfois avec un peu de retard…